Pour restaurer la
sécurité qui fait cruellement défaut à son nouveau pouvoir et aux investisseurs
étrangers qui lui tournent le dos, M. Sassou met en place une stratégie brutale
consistant à déloger les miliciens de Lissouba et Kolélas, cachés dans
les quartiers du sud de Brazzaville, de Dolisie (Loubomo) et dans les villages.
Les morts se comptent par centaines de milliers, les survivants fuient dans
la forêt pour échapper à la furie des miliciens cobras. Ces quartiers se vident
et les maisons sont pillées. En prétextant un complot contre son pouvoir organisé
par Lissouba et son Premier ministre Kolélas, le général des miliciens fait
" mieux " que son prédécesseur : il crée des villes
et des villages sans vie. !
(Par Dr LOUBELO)
Le
peuple congolais a vécu des drames à l'époque coloniale, sous le régime du PCT
(parti congolais du travail d'obédience marxiste en apparence), et sous celui
de Lissouba. Mais ce qu'il a enduré ces six dernières années, après l'avènement
de la démocratie, dépasse toute imagination de la bêtise humaine : les
guerres fratricides entreprises par ceux qui sont à l'origine du chaos social,
économique et politique du Congo.
M.Lissouba, premier ministre de la révolution congolaise, fut
très tôt impliqué dans les crimes politiques des cadres et personnalités politiques
de l'ère post-indépendance. Il démissionna à la demande du président de la République
Massamba-Débat pour cause de divergence grave. Il deviendra plus tard membre
du PCT de M. N'Gouabi, le conflit ne tardera pas à éclater entre les deux. Il
sera surveillé comme du lait sur le feu, humilié et emprisonné sous le PCT (de
N'Gouabi et Sassou).
Le
pouvoir et la mort